Chu gênée - La Folle qui court
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Chu gênée

Syndrôme de l’imposteur, BONJOUR !

Je me sens actuellement comme une végétarienne qui s’apprête à faire une conférence dans un congrès de carnivores. Quel drôle de feeling. J’assume très bien mes propos, mais je ne suis pas certaine de l’intérêt du public auquel je les adresse. Vous comprenez ?

Depuis plusieurs mois, j’ai constamment 2 petites voix qui me hantent : celle qui m’encourage à écrire un blog et celle qui pète ma bulle en me répétant : « Mais t’es qui, toi, pour écrire sur la course à pied!? ». Dans le fond c’est vrai : je ne suis pas une coach. Je ne suis pas une physio ou une kinésio. Je suis loin d’être une athlète. Je ne performe pas. Et je suis encore moins connaisseur en équipement de course à pied. Alors, c’est quoi le trip d’écrire sur le sujet ?

Bonne question.

C’est en lisant un article sur « l’art de réussir son blog » que j’ai retenu ZE élément qui m’a convaincue : mon expérience personnelle autour de cette thématique n’existe pas encore. VRAI ! Y’a pas deux filles comme moi, je vous le garantis !

Je cours. C’est déjà ça. Avec les années, j’ai réalisé que je courais principalement pour une raison : être bien dans ma tête. C’est fou ce qui peut se passer dans mon coco au quotidien, vous n’avez pas idée. Je me suis déjà poussée à bout mentalement et j’ai pas le goût de revivre ça. Le genre de période sombre que je ne souhaiterais même pas à mon pire ennemi… voyez le genre ? Bref, je cours pour arrêter de courir après les chars arrêtés, comme le dirait mon précieux collègue Martin. La course est devenue ma meilleure thérapie.

OUF ! C’est déjà beaucoup pour moi de vous dévoiler ces détails ma vie, mais ça fait partie de la game. Je suis bonne joueuse et je l’assume complètement. Une des nombreuses expériences de vie qui font ce que je suis… tellement attachante ! J’ai choisi la course à pied pour me donner de la confiance, pour me trouver belle, pour combler mon côté coquet, mais surtout pour atteindre un meilleur équilibre mental.

J’aime ça, moi, me payer un kit de course à pied à 300$… je me trouve belle et ça me donne l’impression de courir plus vite ! Ça me motive, moi, de mettre une bouteille de blanc au frigo avant d’aller courir en me disant que mon verre va être encore meilleur à mon retour. Moi, j’aime ça m’imaginer que je suis une olympienne quand j’écoute mon beat en joggant. Pis depuis que je cours, je ne me sens plus coupable de manger des chips… C’est tout. C’est juste ça.

Avec moi, y’a pas de pace. Y’a pas de distance. Pas de conseils de performance. Autant mieux vous le dire tout de suite. Juste le plaisir de courir !

J’me dis que je ne dois pas être la seule qui se sert de la course à pied pour modérer ses petites voix ?

Câline… chu gênée ! Mais j’me lance.

Bienvenue dans l’univers de La Folle Qui Court.