À Simon. - La Folle qui court
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À Simon.

T’es un maudit malade !

Un demi Ironman ?! Tu viens de décider de te mettre au triathlon et tu nous annonces que ta première course sera un demi Ironman ?! T’es un maudit malade !

C’est ce que j’ai pensé de toi, mon petit frère, il y a un an.

Tu le sais que ce n’est pas une habitude que j’ai de te juger de cette façon, mais là, c’était plus fort que moi. Je ne comprenais juste pas comment tu avais « computé » pour en arriver à un telle décision…

Il y a un an, ta merveilleuse Mimi était sur le point d’exploser… 12 livres de bébé bien comptées allaient naître dans les jours qui suivaient. Première grossesse. Des jumeaux. Y’a de quoi se garder occupé pendant un boutte !

Et comme si c’était pas assez… parce que cette année t’as complété ton premier demi marathon et t’as rushé pour terminer un trail de 35 km, tu crois que tu seras capable de faire un demi Ironman dans un an ?! Tu nages pas ou à peine. T’as des horaires de travail toujours invariables de soir, de nuit, de jour… Tu joues au hockey dans quinze ligues. Tu sors avec tes amis. Et ta blonde est « fucking » sur le point d’accoucher de vos jumeaux ?! Sérieux, t’es cave.

Je sais, Sim, que tu as toujours été un « naturel » dans les sports. Qu’au moment où tu te mets à pratiquer une nouvelle activité, t’es bon, sans pratique, ni technique. Tu fais chier, mais t’es comme ça. Mais là, en plus de ton horaire de fou, va falloir que tu mettes à ton planning un entraînement adéquat… parce que je te signale que cette fois-ci, BRO, tu ne pourras pas faire ça comme un pet, comme si rien n’était. Boom. Just saying. Talk to my hand.

C’est moi, ou… mon esprit en train de virer condescendant ?

Je me relis et je confirme : je suis bitche… avec mon frère ?!

Y’a des jours où je me déçois. Ici, c’est le cas.

Un an plus tard, je suis dans ma cuisine à écrire ces lignes en suivant ta course sur le web. À l’instant même où tu es en train de complété ton demi Ironman, je réalise que c’est moi qui n’ai absolument rien compris. La Folle Qui Court fait beaucoup de travail dans sa tête et heureusement qu’elle finit souvent par comprendre. Des fois c’est long, mais j’y arrive !

Simon, t’as toujours toujours été un gars super intense dans tout ce que tu fais, surtout dans le sport. Tu as besoin de mégas défis pour te motiver. C’est comme ça depuis ta naissance. Et malgré des défis qui semblent parfois insurmontables, bin tu finis toujours par les réussir, OSTI ! Et moi, ta sœur, j’ai encore de la misère à le comprendre. Bravo championne.

Ce que je constate, c’est que ton entraînement t’a permis de t’évader et d’évoluer. De faire tomber la pression et le stress de ton quotidien PLUS que bien rempli. De mettre tes soucis de côté avec le sport pour revenir à la maison détendu et serein. T’en sors gagnant, tu sais !? Et au final, tout le monde en bénéficie : tes amis, ta famille, ta blonde et surtout tes enfants. Quel beau modèle de ténacité et de persévérance tu es !

Je sais que tu ne t’es pas entraîné comme tu l’aurais souhaité, mais tu as priorisé l’essentiel : ta famille. Tu as écourté une « run de bike » pour jouer avec tes jumeaux. Tu as annulé un entraînement de nage afin d’être avec tes bambins de 6 mois lors de leur initiation à la natation. Tu as aussi laissé tomber plusieurs sorties de course à pied parce que tu avais trop de fun à chatouiller Jacob et Marily. Sim, tu as compris une chose très importante : les applaudissements et félicitations suite à ta course ne resteront pas indéfiniment. Ta famille oui. Selon moi, c’est ta plus grande victoire.

La dernière mise à jour du site de Ironman vient de me confirmer que tu viens tout juste de terminer ta course. J’ai pas de mot. Juste envie de pleurer. Je suis si fière de toi, mon frère.

Sim, je ne t’ai peut-être jamais dit le fond de ma pensée, mais là tu la lis. J’ai douté, je l’avoue. En ce beau dimanche, il se passe 3 belles choses : tu viens d’accomplir ton plus bel exploit sportif à vie, tes bébés et ta blonde t’attendent avec le sourire au fil d’arrivée et tu célèbres ta première fête des pères.

Oui, Simon, tu es un « demi Ironman », mais à mes yeux, t’es un IRONpapa !

Je t’aime, BRO.