Un triathlon, ça se fait. - La Folle qui court
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Un triathlon, ça se fait.

INÉVITABLE. À chaque fois que je dis à quelqu’un que je m’entraîne pour mon premier triathlon, au Triathlon de Québec, la réaction ressemble à ça :

 

Je suis certaine que si j’annonçais que je déménageais à l’autre bout du monde pour aller sauver des primates en voie de disparition, ce ne serait pas si intense. Bref, le mot « triathlon » en déstabilise plusieurs.

Et pourtant !! Je vous ramène en octobre…

La gang d’organisateurs du Triathlon de Québec m’offre le privilège d’être l’ambassadrice de leur édition 2018. Hein !? Je succèderais à Sarah-Anne Brault, triathlète olympique. Euh… c’est pas sérieux ?! Qu’est-ce qu’une fille qui fait juste de la course à pied, peut bien pouvoir faire et/ou dire comme ambassadrice d’un triathlon ? Pire encore, qu’est-ce qu’une fille qui n’a même pas de vélo peut bien avoir comme attrait pour qu’on lui propose une telle implication ? Pire, pire encore, j’ai JAMAIS fait de foutu triathlon !! Qu’est-ce que vous me voulez !?

« C’est justement ça, Joannie. Tu n’as jamais fait de triathlon. C’est ça qui nous intéresse. On veut prouver que le triathlon est accessible à tout le monde. On veut que les gens te suivent dans tes entraînements jusqu’au jour de la course. Tu ferais ton premier triathlon avec nous ».

Bon. La commande a le mérite d’être plutôt claire. Vous avez l’air de savoir où vous vous en allez. Ça me rassure. Mais… vou êtes certains que c’est réaliste ? Que je peux être prête en quelques mois ? Que je vais pouvoir continuer à vivre, même si je m’entraîne comme une folle ?

« Oui. Oui. Oui. »

* * *

Ça fait maintenant 5 mois que je m’entraîne en vue de la course qui aura lieu début juin. Et caline… je suis obligée de vous dire que c’est pas si pire, finalement. Ça se fait ! Et plus j’y baigne(mauvais jeu de mot), plus je réalise qu’il y a beaucoup de méconnaissance du monde du triathlon. Des fausses idées.

Mais dans le fond, c’est quoi un triathlon ?

Selon La Folle Qui Court, le triathlon est un sport parfait pour elle : un sport de fous. Ahahahah ! Non. Non. Sérieusement, le triathlon c’est trois disciplines enchaînées : natation + vélo + course. L’ordre est toujours le même. Ce qui diffère ce sont les distances. Et c’est là qu’on se fait prendre quand on ne connaît pas ça.

Ce qu’on voit dans les médias, ce sont les hommes et femmes qui deviennent des « Ironman ». C’est impressionnant. Vraiment. Mais ça fait peur. Vraiment ! L’épreuve Ironman est l’épreuve ultime, l’épreuve la plus longue d’un triathlon. Les athlètes qui la réussissent franchissent 3,9km de natation, suivis de 180km de vélo et complète leur défi(comme si ce n’était pas assez) avec un marathon !!! J’écris et j’ai mal. C’est clair que ça semble inaccessible. L’épreuve porte bien son nom !

Voyons ça autrement. Pensez-vous que le Ironman est devenu Ironman du jour au lendemain ? Ça prend plusieurs années d’entraînement avant d’y arriver. Avant de se rendre à cette ultime épreuve(si vous décidez de vous y rendre, parce que c’est tellement pas essentiel), c’est TRÈS pertinent de savoir qu’il y a au moins 3 autres options plus courtes. Et devinez celle que je ferai ? Oh que OUIIII !! LA plus courte ! ZE shortest one ! YEAH ! Et c’est bien assez pour commencer. Je vais faire un triathlon SPRINT. Ça se décortique ainsi :

Natation = 750 mètres

En piscine ça ressemble à quoi ? 30 longueurs d’une piscine de 25 mètres. Juste pour vous donner une idée, lors des entraînements avec le club, on en fait au moins une centaine, à chaque fois.

Vélo = 20 kilomètres

Vous roulez à 20km/h ? Logique. Ça vous prendra une heure. Et si votre vitesse moyenne est plus rapide, bin… calculez moins d’une heure d’effort sur votre vélo. Avouez que c’est pas si mal ! N’importe quel cycliste qui se clenche une « ice cream ride » en été en fait plus.

[Soyons clairs : l’équipement le plus coûteux d’un triathlon, c’est le vélo. Mais ça ne veut surtout pas dire que vous allez vous ruiner. Cet article écrit par mon ami Phong sur le blogue Trois Fois Rien Ou Presque va vous faire réaliser qu’à peu près n’importe quel vélo pourrait faire la travail pour votre triathlon… dépendamment de ce que vous recherchez !]

Course à pied = 5 kilomètres

Une bonne marche de santé d’une heure après le souper, c’est à peu près ça, 5 km. La seule différence, c’est que vous la faites en courant, dans un one-piece en lycra. Y’a rien là !

Pour faire une loooooongue histoire courte, voici les 4 principales épreuves d’un triathlon :

J’aime les défis, mais jamais je ne les accepte si je crois que ce n’est pas réaliste. Y’a des limites à être folle. Lorsque j’ai décidé d’embarquer dans le monde du triathlon, c’était clair que j’aurais besoin d’encadrement. C’est pas compliqué, ça me prenait un club pour m’entraîner. J’avais quand même deux nouvelles disciplines à intégrer dans mes entraînements (vélo + nage) et je voulais le faire de la bonne façon. C’est donc avec la super super gang du Club de Triathlon UL que je lègue mon corps et ma tête le temps de quelques trainings hebdomadaires.

J’avoue qu’au début je me suis carrément découragée. Mettons que je ne me suis pas aidée. J’ai eu la tellement bonne idée de me comparer à tous les athlètes mille fois meilleurs que moi. Bravo la grande. Sérieux, je capotais. Oui, je me suis fait chier. Et ça m’arrive encore. Oui, j’ai eu le goût de tout laisser tomber. C’est normal. Ça fait partie du défi. Si c’était trop facile, je me serais ennuyée.

Le GROS GROS avantage, c’est justement que je parte de zéro. Je ne peux que m’améliorer et ça, c’est VRAIMENT motivant ! Je progresse de semaine en semaine. Les coachs préparent des entraînements adaptés à chacun des niveaux et nous poussent juste assez pour qu’on atteigne nos objectifs. Tsé, les entraîneurs sont loin d’être caves. Ils sont passionnés et veulent par-dessus tout qu’on prenne goût à venir s’entraîner. Notre vie ce n’est pas le triathlon et ils le savent TRÈS bien !

À trois mois de ma course, je me sens en confiance. Tsé, si la course avait lieu demain, je serais sans doute capable de la faire… mais j’aurais probablement pas beaucoup de plaisir. Sachant que j’ai encore plusieurs semaines devant moi, je peux presque confirmer(parce que j’ai toujours peur) que je serai prête pour atteindre mon objectif : terminer mon premier triathlon avec le sourire ! 🙂