Au-delà du Relais - La Folle qui court
679
post-template-default,single,single-post,postid-679,single-format-standard,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,columns-3,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-16.5,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.7,vc_responsive

Au-delà du Relais

Au-delà du Relais

J’ai passé ma fin de semaine dans un véhicule avec neuf autres personnes que je ne connaissais pas, cordée comme une sardine à travers les bagages empilés, les vêtements mouillés et les 6 mètres carrés que nous devions partager. Je n’ai pas dormi, je n’ai pas pris ma douche et j’ai à peine mangé un repas complet… pas évident pour la princesse que je suis.

Mais vous savez quoi ? Je revivrais l’expérience n’importe quand.

En fin de semaine c’était le Méga Relais Madame Labriski. Une course en équipe qui commence le samedi matin au Mont-Sainte-Anne et qui se termine, 287 kilomètres plus tard, le dimanche après-midi au magnifique Domaine Cataraqui. Les équipes inscrites se partagent les différents segments imposés lors de cette course à relais. Une course ultra bien organisée malgré l’ampleur de l’événement et la possibilité de courir quelques kilomètres avec La Madame qui fait Les Galettes Dont Tout Le Monde Parle.

Mais au-delà de la course, le Méga Relais c’est une occasion en or de nouer des liens, de solidifier des relations et vivre de vraies émotions.

J’ai accepté de faire ce défi au printemps dernier dans le cadre de mon implication à tirre d’ambassadrice au sein du Mouvement Fillactive. J’allais donc me joindre à l’équipe Deloitte, qui amasse des fonds pour cet organisme depuis déjà quelques années. Si je connaissais ces personnes ? Pas pantoute. J’ai fait leur connaissance la journée de l’événement. Et quand on dit « faire connaissance », c’est pas peu dire… quand il faut que tu partages un aussi petit espace avec autant de personnes, t’as intérêt à bien t’entendre avec eux. Surtout quand t’es fatiguée et que les émotions sont plus que palpables. Surtout quand tu viens de terminer un segment difficile et que tout ce dont tu as envie, c’est de te retrouver tout seul. Surtout quand le seul moyen que tu puisses dormir un peu c’est en t’accotant sur l’épaule de ton voisin de siège. Cette proximité imposée est un défi en soi au sein du défi principal.

Et je vous rappelle que les coureurs de mon équipe, mise à part moi et une autre coureuse, sont tous des collègues de travail. Des collègues qui, la veille de la course, étaient vêtus de veston/chemise et talons hauts. Des collègues qui se côtoyaient de manière « corporative ». Ils occupent des postes bien distincts chez Deloitte. Certains sont les supérieurs des autres. Des collègues qui, samedi matin, sont devenus des équipiers.

Les termes « associé », « analyste financier » ou encore « actuaire » n’existaient plus. Ils ont carrément pris le bord. En fait, je n’ai jamais su ce que ces personnes font dans la vie… tout simplement parce que le titre professionnel n’avait plus sa place. C’est ce que je trouve magnifique dans la course à pied. Il n’y a aucune classe sociale. Aucune hiérarchie. Vous imaginez à quel point ça peut avoir un impact majeur au sein d’une équipe de travail ? À quel point notre perception peut changer à l’égard de certains de nos collègues qu’on ne connaissait pas sous cet aspect ? J’imagine très bien l’employé qui, au bureau est très discret, mais en mode « course à pied » deviendra le motivateur de l’équipe et donnera même des conseils à son propre patron.

Imaginez le retour au travail le lundi suivant une expérience comme celle-là. Impossible de voir nos collègues de la même façon que le vendredi précédent. Impossible. Ces collègues de chez Deloitte se sont révélés les uns aux autres comme jamais durant la fin de semaine. Nos émotions, nos sensations, nos envies… tout était dévoilé. Notre but était d’atteindre l’objectif de dévorer ces 287 km de bitume alors pas le choix d’être à l’écoute les uns des autres.

Cette expérience les a sincèrement unis. Même s’ils ne travaillent pas tous dans la même ville, ces six collègues ont créé des liens qui ne mentent pas. Des anecdotes savoureuses à raconter. Des souvenirs qu’ils ne sont pas près d’oublier. Une équipe de travaill qui se voit maintenant renforcée, plus solide. Juste du bon pour l’employeur !

Mélanie, Fred, Fred, Raphaël, Joanie, Joannie, Stéphanie, Élise et notre chauffeur Jimmy, c’était le fun. Vraiment. Merci de m’avoir intégrée dans votre belle équipe de feu ! Je vous ai connus en mode « shorts Corona/casquettes fluo/culottes de jogging » et ça me fait rire ce matin de voir vos profils professionnels sur LinkedIn. Vous êtes un peu différents. Ahahah ! J’ai fait la connaissance de belles personnes et ça, c’est ma victoire de la fin de semaine. Quand est-ce qu’on remet ça ?

Le Relais Mère-Fille

Comme je l’ai mentionné, ma participation au Méga Relais cette année s’est faite en collaboration avec le mouvement Fillactive. Non seulement l’équipe dans laquelle je courais amassait des fond pour cette cause qui me tient à cœur, mais un événement de collecte de fonds original se déroulait parallèlement au MégaRelais Madame Labriski : la deuxième édition du Relais Mère/Fillactive.

Le Relais Mère/Fillactive invitait des duos/trios de mères et filles à réaliser un défi commun de courir ou marcher un total de 25 km en quatre relais, soit deux le samedi et deux le dimanche. Au totals, ce sont 140 participantes qui ont pris part à l’événement cette année. Au même titre que les relations entre collègues, vous imaginez la solidité d’une relation mère-fille à la suite d’un défi comme celui-là ? Tout ce qui s’est développé également dans les semaines et les mois de préparation entourant cet accomplissement ? Une expérience précieuse pour toutes celles qui ont relevé le défi.

La présidente et fondatrice Fillactive, Claudine Labelle, prenait part au Relais Mère/Fillactive cette année avec sa fille, Maïka. Au-delà de son titre de présidente et fondatrice, c’est définitivement la maman a été dépassée par l’énergie et la beauté de toutes ces belle équipes qui ont dit OUI au défi : « Lorsque ma fille Maïka et moi sommes arrivées sur le site, prêtes à relever ce merveilleux défi, j’ai été émue de voir toutes ces mères et ces filles rassemblées qui, tout comme nous, s’apprêtaient à vivre une expérience des plus unique. D’heure en heure, j’ai été témoin de moments de complicité, de dépassement de soi et d’accomplissement. Cette 2e édition du Relais Mère/Fillactive m’aura encore une fois permis de prendre conscience de l’empreinte positive que nous laissons auprès des filles ».

Près de 55 000 $ ont été amassés dans le cadre de cette 2e édition. Les fonds amassés permettront à Fillactive de poursuivre sa mission; amener les adolescentes à être actives pour la vie en les invitant à pratiquer le sport et l’activité physique autrement.

À propos de Fillactive

Avec l’aide de sa communauté de personnes inspirantes et engagées, Fillactive transforme chaque activité proposée aux filles en moments mémorables. Au cœur d’une activité Fillactive, on trouve toujours des amies, des modèles et surtout du plaisir! Grâce à cette combinaison gagnante, l’organisme a touché la vie de plus de 185 000 filles de 12 à 17 ans depuis sa fondation en 2007.

Bravo pour cet événement rassembleur Madame Labriski !