Courir un marathon, sans marathon. - La Folle qui court
6171
post-template-default,single,single-post,postid-6171,single-format-standard,theme-bridge,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,columns-3,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-16.5,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,wpb-js-composer js-comp-ver-5.4.7,vc_responsive

Courir un marathon, sans marathon.

J’avais un objectif : courir le marathon de Rimouski en septembre 2020! En 2019, je me suis bien entourée afin de réaliser ce défi. Mon ami de longue date et marathonien d’expérience s’occupait de mon programme de course et j’avais une physio ainsi qu’une massothérapeute en or pour prendre soin de moi. Mieux vaut prévenir que guérir !

Les programmes MOA proposés par La Folle Qui Court sont également une excellente façon d’atteindre votre prochain objectif de course. Ils sont réalistes, adaptés à tous les types de coureurs et surtout conçus par des professionnels.

J’étais motivée, prête à me dépasser et à faire ce qu’il fallait pour parcourir tous les kilomètres prévus d’ici le jour J.

Début de l’entraînement: FÉVRIER 2020. Mars 2020: début de la PANDÉMIE!

Tout ferme! Je passe en mode: ADAPTATION. Mon mot d’ordre ? PRÉVENTION. Ce n’est surtout pas le temps de se blesser. Voyons le positif, étant en arrêt de travail à cause de la COVID, j’aurai du temps de qualité à consacrer à l’entrainement. Les semaines passaient et tout allait super bien. Le mental et le physique faisaient bonne équipe! Je visualisais déjà le moment où j’allais pleurer ma vie de fierté devant cet inconnu qui me remettrait ma médaille à Rimouski…

Au fil des mois, nous apprenions les annulations des courses prévues les unes après les autres.

L’hôtel à Rimouski était réservé depuis longtemps et j’attendais avec impatience la décision de l’organisation du marathon à savoir si l’évènement aurait lieu ou non. L’annonce définitive était promise pour la mi-juin. Le 24, j’actualisais leur page Facebook aux 5 minutes. J’espérais tellement! La nouvelle tombe : le marathon est annulé. LA course que j’attendais n’aurait pas lieu. Déçue? T’as pas idée !

J’avais déjà reporté ce projet d’un an à cause d’une blessure. Je ne pouvais pas concevoir que je devrai encore le repousser d’une autre année. J’étais si près du but ! Mon chum me posa LA question: “Vas-tu le faire quand même?”

Je passe en mode RÉFLEXION…
C’est certain que pour un 1er marathon, je voulais que ce soit festif. J’avais envie de partager ma fébrilité avec d’autres coureurs passionnés. Mais en même temps, ça allait trop bien pour que je lève le nez sur 16 semaines d’entraînement. C’est là que m’est venu en tête une phrase que ma mère me disait souvent: “Si tu attends toujours après les autres pour faire quelque chose dans la vie ma p’tite fille, tu ne feras jamais rien”.

Déterminée à atteindre mon objectif déjà bien entamé, je suis passée en mode SOLUTIONS.

C’est annulé? Ok! Je vais l’organiser, moi, MON événement! Pas de ravitaillements? C’est pas un problème : mon amoureux va me suivre en voiture et m’attendre à des points stratégiques en cas de besoin. Des toilettes? Pas d’inquiétude. Je connais le parcours. Je sais où il y en a. Pas de spectateurs? Je vais m’en trouver. Pas de médaille ? J’ai eu la brillante idée de m’inscrire à un événement virtuel à la même date que mon marathon qui offrait un dossard et une médaille. Il ne manquerait que le bénévole pour me la donner!

Le 13 septembre, c’était le jour J. J’ai pris le départ à 7h15. C’est MON marathon, JE décide de l’heure à laquelle je pars! Mes parents, en direction pour la Gaspésie, étaient présents pour me supporter et un couple d’amis, qui étaient sur leur retour pour Québec, avaient aussi décidé de rester pour ma course. Je capotais! Quelle belle surprise! Ma foule, je l’avais!

La plus longue sortie de course de ma vie pouvait commencer. J’étais bien préparée et très concentrée. La température était parfaite!

Les messages vocaux de mes proches étaient bien placés à travers ma playlist de musique pour me faire rire, me divertir et m’encourager au fil des kilomètres. D’autres coureurs se trouvaient aussi sur le parcours officiel cette journée là et on s’encourageait quand on se croisait. C’était tellement motivant de les voir aller.

42.2km plus tard, j’ai terminé MA course avec MA gang qui m’attendait. Ma sœur était présente en Facetime, mon chum faisait un Facebook live pour ceux qui n’étaient pas sur place et il me transmettait leurs commentaires en direct…Wow! J’étais dans un état second. Je ne croyais pas que je venais de faire ça! J’étais devenue MARATHONIENNE ! Moi ! Oui, oui, MOI !

Quelqu’un peut me remettre ma médaille maintenant, svp?!

L’épreuve du marathon, c’était mon choix, mon défi. J’avais décidé de m’embarquer dans cette aventure en sachant le temps et les sacrifices que ça impliquerait. Mon père lui, en 2020, n’avait pas choisi de subir des traitements contre le cancer et c’était lui, LA meilleure personne pour me mettre ce ruban autour du cou. Nos épreuves, nous les avons réussies avec succès, chacun à notre façon. Et oui, j’ai pleuré ma vie quand il me l’a remise!

J’y croyais, je pouvais, donc je l’ai fait!

Suivez le conseil de ma mère et n’attendez pas après les autres pour accomplir quelque chose qui vous rendra fiers car comme je le dis souvent: “être fier de soi, ça n’a pas de prix! “

Stéphanie Babin
[email protected]

Je suis une fille de la Côte-Nord au sang gaspésien! Passionnée de course à pied et de nutrition, hygiéniste dentaire de profession qui s’adonne à la chanson depuis plusieurs années. Exigeante et perfectionniste, la course m’apprend à être satisfaite de ce que je fais et non de ce que j’aurais pu faire! Running is cheaper than therapy comme on dit!