Le timing presque parfait - Blogue La Folle Qui Court
7048
post-template-default,single,single-post,postid-7048,single-format-standard,theme-bridge,woocommerce-no-js,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-title-hidden,qode_grid_1300,hide_top_bar_on_mobile_header,qode-content-sidebar-responsive,columns-3,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-16.5,qode-theme-bridge,disabled_footer_bottom,wpb-js-composer js-comp-ver-6.8.0,vc_responsive
Courir un demi-marathon

Le timing presque parfait

Nous avons tous des raisons différentes qui nous pousse à courir. Pour ma part, c’est un besoin de temps… J’ai besoin de me retrouve seule par moment. Avec quatre enfants, un chien, un emploi en gestion, on ne se le cachera pas… du temps, ce n’est pas ce que j’ai le plus en inventaire !

J’ai ce besoin de me sentir bonne, de me dépasser. En tant que maman et patronne, des tapes dans le dos, j’en distribue franchement plus que j’en reçois ! La course et le partage sur les réseaux sociaux de mes petites victoires ont su combler mon besoin de valorisation.

Ma première vraie course officielle

Je l’ai plus que publicisé, j’avais besoin, à défaut d’avoir l’adrénaline de la masse de coureurs et la médaille à la fin de me faire dire : BRAVO CHAMPIONNE !  J’étais prête, mon scénario d’arriver parfait était prêt lui aussi. Écoute, j’avais tellement hâte d’arriver à la ligne d’arriver, de me faire accueillir par mon chum, hyper fier de sa douce. Mais… Mon homme, c’est le roi des retardataires ! Je vous laisse imaginer la suite. Oui, oui, il n’était pas là pour souligner mon exploit !

Je suis arrivée au bout de mes 10 km (rappelons que c’était 10 km pour une fille qui courait pas du tout quelques mois auparavant, ce n’est pas rien !) J’avais prévu un temps, et avec toute mon adrénaline, j’ai réussi à faire ma course en 15 minutes de moins que prévu. LA JOIE ! J’appelle mon homme pour savoir où il était, il était sur l’autoroute. NONNN… Il est arrivé 10 minutes après moi. J’en pleurais tellement j’étais déçue. Pauvre lui ! L’expression «Se sentir petit dans ses shorts» s’appliquait parfaitement à lui (hihi).

C’est devenu un peu un running gag, et il m’a promis qu’à ma prochaine course, il serait là. À l’heure et même, en avance !

Le jour de mon premier Demi-marathon

L’homme était averti. Je le voulais à la fin de mon trajet. Encore une fois, je pars, tout va bien, j’ai une belle vitesse et j’avais prévu le coup (je le connais !) Je lui avais donné rendez-vous plus tôt pour qu’il soit là à temps.  Bien croyez-le ou non, je me suis perdue dans mon parcours, j’ai fini avant l’endroit où je voulais arriver. T’sais quand ça va bien ! Mon application m’avisait que ma distance était presque atteinte, j’ai appelé l’homme pour lui donner un nouveau point de rencontre… Il n’était pas encore parti !!!

J’ai marché jusqu’où on devait se rejoindre. Je ne sais pas pourquoi, mais quand mon cerveau a entendu l’application dire 21.1 km atteint, c’était terminé pour moi. Mes jambes ne voulaient plus suivre. On s’est rejoint et j’ai eu droit à une série d’excuses… Vaut mieux en rire, je le connais mon grand retardataire. Heureusement, il n’avait pas oublié mon lait au chocolat !

On ne dit jamais deux sans trois…

Direction le Demi-marathon du P’tit Train du Nord, à Montréal. Cette fois-ci, il ne me ratera pas, il m’a suivi, à tous les 4 km, je le croisais sur le bord de la route, c’était stimulant pour moi ! Laissez-moi vous dire que j’étais hyper confiante de pouvoir lui sauter dans les bras en pleurant de joie, il est là, JE LE VOIS !!!

J’arrive, j’entends l’animateur nommé mon nom, je pleure instantanément et je suis fière, il faut chaud et je sue mais je m’en contre-fiche, parce que mon homme est là. BIN NON !!! Il ne trouvait pas de stationnement… et est arrivé dix minutes après moi en me disant ceci : J’ai vraiment essayé, j’ai même voulu courir, mais je ne suis pas comme toi, je pourrai jamais courir comme tu le fais, juste te suivre en char, je suis brulé !

Morale de mon histoire

Même avec la meilleure volonté du monde, mon chum aura toujours du retard ! C’est donc à moi de me pousser à me dépasser. Des félicitations et des bravo championne, je continuerai d’en avoir. Parfois au bon moment, tantôt à retardement !

Véronique Dumais
[email protected]

Maman et belle maman de 4 tornades, superviseure aux pièces dans la compagnie de mon amoureux, je cours depuis officiellement 3 ans. Je cours pour moi, pour avoir du temps de qualité avec moi-même. Je suis une fille de défis, je ne suis pas la plus vite à la course, mais je suis fière de toujours arriver au bout de mes objectifs. Vite ou pas, tant que je vois le bout et que je suis fière de moi, c’est tout ce qui compte!