Et si la motivation pour courir ne revenait plus ? - La Folle Qui Court
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Perte de motivation course

Et si la motivation ne revenait plus ?

Je me rappelle une discussion que j’avais eue avec mon équipe vers la fin de l’hiver. Nous nous étions dits à quel point on devait profiter de la saison estivale pour publier du beau contenu sur mes médias sociaux. Que l’été serait LA saison idéale pour un blogue comme le mien. Je me voyais avoir un calendrier de publications bien rempli ainsi que de belles journées d’entraînement à la suite desquelles je publierais des photos motivantes et inspirantes.

Déjà deux mois se sont écoulés depuis le début de l’été et pratiquement rien de ce que j’avais imaginé ne s’est produit. Je regarde ce que je n’ai pas fait et ça me décourage. Je vois ensuite mon demi-marathon s’en venir en octobre et j’angoisse parce que je ne m’entraîne pas comme je le voudrais. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne suis pas motivée. Et quand on embarque dans ce genre de réflexions négatives, y’a rien pour nous aider à reprendre le dessus, hein ?

Depuis le début de l’été, je n’ai aucune constance. Je peux être sur une séquence de deux semaines où je sens que j’ai l’énergie et la motivation pour bouger comme je le souhaite et ensuite PAF ! Je tombe dans une spirale de démotivation pendant 5-6 jours. Ça ne m’est jamais arrivée d’être aussi peu constante. Ça me déroute. Ça me déstabilise vraiment beaucoup.

En toute franchise, je me demande même si je ne suis pas en train de ne plus aimer courir. Et si cette motivation ne revenait jamais ? Est-ce que ça se peut ? Une abonnée Facebook m’avait posé cette question il y a quelques semaines lorsque j’ai fait une publication justement sur le fait que je me sentais démotivée. Sur le coup je me suis dit que c’était impossible, mais par la suite je me suis questionnée sincèrement. J’ai peur de ne plus ressentir ce besoin viscéral d’aller courir, cette excitation et cette hâte de partir sur la route pour m’aérer l’esprit. 

Honnêtement, avec tout le bagage de développement personnel qui me suit depuis plus d’une quinzaine d’années, maintenant, je sais pertinemment que la course fera partie de mon quotidien encore très longtemps. Je me connais : je vis des périodes de démotivation à chaque année depuis que je pratique la course à pied. Simplement que cette année… c’est VRAIMENT pas pareil. Normalement après un repos de 2 semaines, je retrouve mon énergie et je reprends mes entraînements de plus belle. Là… ça fait deux mois que je peine à être régulière.

C’est drôle parce que… si j’étais en train d’écouter une amie tenir ce même discours, je la couperais certainement et je lui dirais : « Est-ce que tu te rappelles que tu as accouché il y a tout juste 7 mois ? Est-ce que tu es consciente que cette année de maternité est tout ce qu’il y a de plus exceptionnel dans ta vie ? Que ton emploi du temps est complètement chamboulé par rapport à ton quotidien d’animatrice de radio sans enfant que tu avais depuis 16 ans ? Est-ce que c’est possible que tu ne sois pas encore tout à fait ancrée dans cette nouvelle vie de maman qui est en constant changement ? Qui n’a justement aucune constance ? Voilà. Je pense que tu as la réponse à ta question ». 

La vie est bien faite. On dirait que ma tête et mon corps sont dorénavant programmés pour ne plus me faire tomber aussi bas que ce que j’ai déjà vécu. En fait, c’est peut-être moi qui suis davantage à l’écoute des signes que m’envoient mon corps et mon esprit. Je n’ai pas cherché à combattre cette démotivation. Je l’ai laissé passer. Non, ça n’a pas été facile. Parfois j’ai eu l’impression de baisser les bras et d’abandonner, mais les dernières années m’ont permis de garder en tête que ça ne serait que passager. Le temps m’a donné raison.

Je vois un certain équilibre se dessiner pour les semaines à venir. J’ai mis de l’avant certaines offensives et outils qui me permettront d’avoir un peu plus de stabilité au quotidien et par conséquent, dans mes entraînements. Ça m’encourage et surtout ça me motive…

Oui ! La motivation se pointe à nouveau le bout du nez. Elle fait sa gênée pour le moment, mais je sais que ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle ne se donne en spectacle devant tout le monde ! 

Joannie Fortin
[email protected]

La folle c’est moi. Une vraie de vraie ! Intense, créative, émotive, avec une belle naïveté… mais tellement attachante ! Ma plus grande qualité ? La folie ! Pourquoi je cours ? Pour être moins Folle ! Je cours pour me trouver belle. Je cours pour prendre du temps pour moi. Je cours dans l’idée de canaliser mon trop plein de tout.