Mes samedis matin. - La Folle qui court
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Mes samedis matin.

Mes samedis matin.

J’adore les samedis matin. Pour tout. Je me lève beaucoup plus tard qu’en semaine avec la satisfaction d’avoir bénéficié d’une nuit de qualité. Je me réveille sans cadran, sans sursaut d’alarme. Je me réveille sans stress. Je suis reposée, de corps comme d’esprit. Je prends le temps de me faire un bon latté. Je le sirote dans le silence pendant que mes chiens jouent dehors. Après avoir déjeuné, je m’habille et je pars courir.

Je n’ai pas de temps précis en tête. En fait, j’ai tout mon temps. Je prends le temps.

Mes samedis matin sont plutôt routiniers, mais je les aime ainsi. Samedi dernier n’y a pas fait exception. Je suis partie sur la route. Une longue ligne droite se présentait à moi. Exactement ce que je voulais : des kilomètres d’asphalte qui semblent sans fin afin que je puisse me perdre dans mes pensées. Il faut dire que la météo avait également tout pour me motiver. Le soleil était si radieux que les -5 degrés affichés au thermomètre ressemblaient davantage à 0 degré. Le temps était idéal.

J’ai donc entamé ma course d’un pas soutenu, mais léger. Je voulais être confortable afin d’en faire pendant un bon « boutte ». J’avais sélectionné une liste de lecture qui s’adonnait avec mon humeur du moment : joyeuse et dynamique. Mes jambes étaient légères et fortes. Mon souffle était régulier. Mon corps tempéré. Je n’avais ni trop chaud, ni trop froid. Mes foulées étaient drôlement efficaces. J’avais le sourire fendu jusqu’aux oreilles et je me suis même surprise à chanter à haute voix à quelques reprises. J’étais bien, tout simplement.

J’ai stoppé ma course après 12 kilomètres, même si, honnêtement, j’aurais pu en faire plus. C’était la première fois, cet hiver, que je me rendais aussi loin dans mon kilométrage. Je préfère me préserver en y allant de façon graduelle dans mes distances plus élaborées.

Une matinée ordinaire selon certains. J’ai juste fait ma « longue sortie ». Rien d’exceptionnel dans le monde des coureurs. Ils n’ont pas tort en fait. Je l’ai dit, mes samedis matin sont routiniers. Mais cette routine m’emballe. J’ai hâte de me coucher le vendredi soir sachant que j’irai courir longtemps le lendemain matin. J’ai un immense plaisir à regarder les conditions météorologiques afin de choisir les bons vêtements pour ma sortie. J’aime prendre le temps de choisir mon itinéraire et je m’assure de profiter de chaque minute que m’offre cette sortie.

Finalement, comme à tous les samedis, je suis revenue à la maison heureuse et encore plus détendue qu’à mon réveil. J’étais complètement disposée à jouir du reste de ma journée.

Oui, une matinée ordinaire pour certains. Pour moi, ce fut une matinée extraordinaire.

J’adore mes samedis matin.